C’était obligé, je savais que j’allais commettre quelques erreurs dés le début.
Bon, par fierté, j’ai bien tenté d’imaginer le plus de choses afin de les éviter. Je ne suis pas si con, quand-même. Je lis, je me renseigne, je suis abonné au blog de Volwest, je réfléchis, quoi…
Et bien, au final, si.
Même en sachant qu’il était urgent de ne surtout rien faire, de laisser pousser et de voir ce qui pousse, comment et ou.
Quelques exemples :
Ne pas avoir acheté ou planté assez.
J’ai surestimé mon jardin (d’Eden, forcément) et sa capacité à ce que tout y pousse et s’y développe à profusion. Des arbres qui poussent en une nuit, comme dans Totoro. Ainsi, selon mon planning, en plantant de la vigne le lundi, je pouvais espérer boire mon vin dans le week-end, nickel.
Résultat, j’ai planté timidement (un peu de ci, un peu de ça, toi, toi, toi aussi, et toi…) au lieu d’y aller un peu plus franchement, par 4, par 5, pour être bien sur qu’une espèce prenne et s’implante.
Ne pas avoir étiqueté et noté.
C’était tellement évident que l’oseille était la, l’épinard ici, et les capucines la bas. Et puis la menthe, franchement, faut être benêt pour ne pas la reconnaître.
Et ben je vous le donne en mille : quelques semaines de pluie et de soleil plus tard, mon jardin hippie prenait le dessus, de préférence à base d’orties et de ronces, et les évidences d’hier étaient d’un coup bien moins évidentes. Depuis, je fais un plan et j’étiquette même les cailloux.
Mais globalement, la plus grosse erreur consiste à ne pas avoir de plan précis. J’ai bien découpé l’espace en zones, en sachant plus ou moins ce qui allait s’y passer (potager, verger, herbularius, zone de vie, etc.). Mais pas quoi, ou, etc.
Même si pour le potager, ce n’est pas si grave, du fait de la rotation (que je vous conseille) chaque année. Il faut quand-même bien penser les passages (et en prévoir plusieurs) pour circuler, arroser, etc., l’exposition, et des tas d’autres choses.
En fait, même dans une "zone" (je ne suis pas sur que ce soit le bon terme), il y a des variations. Pensez à la France par exemple : c'est bien un pays, mais la Normandie ne ressemble pas au sud ouest, exactement comme lAlsace differe de la Côte d'Azur. Ben la c'est la même chose.
Et j’en passe. J’ai cependant limité assez la casse, dirait-on. Rien coupé de regrettable, rien de définitif, et même si quelques idées sont en conflit dans mon esprit, de nouvelles zones ont déjà vu le jour.
Et puis ce qu’il y a de bien avec la nature, c’est qu’elle est indulgente. Il y a souvent moyen de déterrer et de replanter ailleurs.
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