Affichage des articles dont le libellé est B.A.D.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est B.A.D.. Afficher tous les articles

vendredi 26 octobre 2012

La tuile !

Une solution interressante pour faire pousser des carottes (et sans doute d'autres légumes racines).

Lier deux tuiles et former un "pot".


 La carotte semble etre un légume pénible, qui n'aime pas grand monde, parfois même pas elle-même.

Ainsi, elle est isolée. Et :
- La terre est plus chaude que dans le sol
- Pas de predateurs par en dessous.
- Peut-etre employé n'importe ou (y compris sur du béton ou des pierres)
- C'est decoratif
Et j'en passe...


Idée piquée dans un livre sur Orsan.

dimanche 23 septembre 2012

Au festival des jardins de Chaumont-sur-Loire

Petite visite au Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire cette semaine.
Ce fut l'occasion en plus d’une très belle promenade de piquer des idées. Et des idées, il y en a, même si elles ne sont pas toutes applicables.

Ici, le potager permanent du château. Les bordures sont en fer ( !??), ce qui soulève la question de la rouille éventuelle qui art dans le sol. Mais je suppose qu’ils savent ce qu’ils font.




Cette matière offre, outre une esthétique, des gages de durabilité, de robustesse, et la possibilité de réaliser à peu prés n’importe quelle forme.
Intéressant.

Ici, plusieurs types de mulch, plus esthétiques qu’utiles je suppose, mais qui remplissent leur rôle : verre et bris de miroirs, tuile, bigarreaux en plastique. Ce dernier, translucide, ne doit pas etre efficace pour empecher les mauvaises herbes de pouser.





Pergola-passage.


Mur vegetal.

Sections de bambous.


"Sacs" de pierres.


vendredi 14 septembre 2012

vendredi 7 septembre 2012

Permaculture foret comestible: "Jardin des Fraternités Ouvrières" en Be...


Toujours aussi impressionant !
Curieusement, Cecile Duflot, ministre écolo, ne nous en parle pas.
Bah, je supose que dés qu'elle aura fini de defendre les pussy idiotes, elle va s'y mettre ?

samedi 1 septembre 2012


Je suis actuellement la dedans :
Too Much Magic: Wishful Thinking, Technology, and the Fate of the Nation
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En un mot, c'est passionant !

"“Too Much Magic” is what Kunstler sees in the bright visions of a future world dreamed up by optimistic souls who believe technology will solve all our problems. Their visions remind him of the flying cars and robot maids that were the dominant images of the future in the 1950s. Kunstler’s image of the future is much more sober. With vision, clarity of thought, and a pragmatic worldview, Kunstler argues that the time for magical thinking and hoping for miracles is over, and the time to begin preparing for the long emergency has begun."
Il combat l'etat d'esprit qui pense qu'une solution (forcément magique) le plus souvent, scientifique nous sortira de l'impasse ou nous sommes. De préférence sans rien changer à nos habitudes.
- On va bien trouver une solution au probléme de l'energie (et du pétrole en particulier)
- On va bien trouver une solution pour rembourser tous ces emprunts d'etat et ces dettes.
- On va bin finir par sortir de la crise et il n'y aura pas de chaos ni de recession.
Etc.

Sur... "Quand on veut, on peut", n'est-ce pas ?

Je poste juste la premiere citation :

"Everybody's got a plan until they get punched in the mouth."
Mike Tyson
 
 

lundi 20 août 2012

vendredi 3 août 2012

Mulch vivant

Autre expérience, j’ai décidé de faire du mulch dans mes pots d’arbres fruitiers avec de l’engrais vert. Vivant, donc.
J’ai donc disposé des pierres, à la fois pour emmagasiner la chaleur, alourdir le tout, et couvrir le sol. Et planté de la phacélie.

La phacélie est réputée mellifère et jolie, et c’est vrai. Elle a la cote avec tout ce qui est jaune et noir et ailé.
Même si, comme on peut le voir ici, elle a aussi du laisser aller, aucune tenue, aucune dignité. Elle se repend comme vous et moi sur le canapé un lendemain de cuite.


Je l’ai volontairement trop laissé pousser, afin qu’elle fleurisse (et se reproduise), mais dés que les fleurs seront fanées, fini la coupe de hippie, ce sera bien dégagé sur les tempes et la nuque.



L’intérêt de cette combinaison est multiple. Etant mellifère, elle attire les insectes susceptibles de polliniser l’arbre fruitier dont elle dépend (qui est, je vous le rappelle, la vedette, ici un murier).
Ensuite, si je ne mets rien, je vais me retrouver avec des cons de pissenlits, si j’ai de la chance. Autant choisir ce qui va couvrir mon pot, et que ce ne soit pas trop moche.
Enfin, lorsque j’aurai coupé la phacélie (et aurai paillé le pot avec sa dépouille), ses racine serviront à nourrir les bactéries du sol. Et donc à l’aérer.

A noter que ce genre de plantes ayant tendance à se ressemer facilement, je n’ai pas tenté l’expérience en pleine terre, pour mieux contenir la bête le cas échéant.

Le baron de Mulch (ausen)




Pour de nombreuses raisons, vous ne devriez pas laisser le sol nu. Que ce soit en pot ou en pleine terre.

Il faut le couvrir avec du mulch. Comme pour le tennis, c’est un mot français qui nous revient tout anglicisé.

Le mulch est donc une couverture (ou paillage) du sol, avec de nombreux matériaux. En fait, ça va surtout dépendre de ce que vous avez sous la main.
De la paille, de la tonte d’herbe, du bois déchiqueté (ce qu’on appelle le BRF, bois raméal fragmenté), des feuilles mortes, mais aussi du carton (de préférence sans trop d’encre dessus), des pierres ou des cailloux, du plastique, etc. Vous le voyez, rien de franchement restrictif.
En ce qui concerne les végétaux, il vous faudra préalablement vous assurer de ne rien mettre qui contienne des graines, afin d’éviter que cela ne se ressème.

Bon, ok, mais pourquoi faire ?
Les avantages sont nombreux.

- Ca conserve l’humidité du sol. De fait, on a moins besoin d’arroser. L’eau filtre, mais l’évaporation est retardée. Ca permet une certaine moiteur.

- Ca active et aide la vie microbiologique. Toutes les petites bébêtes qui n’aiment pas, mais alors pas du tout le soleil, sont mieux à l’ombre. Vivons heureux, vivons cachés.

- Comme ça prive le sol de lumière, ça évite que de la vie y germe spontanément : ça vous évitera de désherber.

- Dans le cas ou vous utilisez des matériaux biodégradables, ça nourrit le sol en plus. Ce point à lui seul peut suffire, mais il est plus spécifique au BRF.

- Ca évite l’érosion des sols. Le mulch imbibé d’eau va se comporter comme la serviette de plage laissée en boule sur le transat. L’eau de pluie ou d’arrosage ne va plus ruisseler sur le sol et le laver de ses nutriments, ou le vent le dessécher. C’est le mulch qui va tout prendre. Et comme il se biodégrade …

- Si vous utilisez des pierres, ca sert de piège à chaleur (la pierre emmagasine la chaleur du soleil et la restitue ensuite) mais aussi de planque à vers de terre : soulevez une pierre quand il fait chaud, qu’est-ce qu’on y trouve ?

Et ainsi de suite.



Engrais verts

Je suis en train d’essayer de comprendre et d’apprivoiser les engrais verts.

Dans le cas de figure ci-dessous, j’utilise surtout la capacité à travailler le sol par le biais des racines. En gros, faire travailler la nature et ne pas se fatiguer.
L’idée est la suivante : des plantes appelées aussi plantes pionnières qui vont creuser le sol avec leurs racines. Une fois fauchées, les racines vont se faire grignoter par le sol et laisser la trace de leurs sillons.
Comme quand vous enfoncez vos doigts dans le sable et que vous les retirez ensuite.

J’ai récupéré sur mon terrain une partie assez endommagée, car les anciens habitants avaient des chevaux. C’était leur ring.
Du coup, sol très sec et surtout tassé.





Rien n’y poussait, et quand il pleuvait, il y avait des flaques pendant plusieurs jours. En outre, le sol à cet endroit est enfoncé de plusieurs cm comme on peut le voir.

Un fond d’herbe a été jeté, puis de la luzerne et de la bourache.
Comme il a bien plu cet été, ça a du favoriser  l’expérience.

Ca c’était fin mai.
Depuis, j’ai tondu au moins trois fois.
Et voici ce matin.



Tout le long de l’été, j’ai vu la différence) grâce aux sondages que j’effectue. Bien sur, une saison ne suffit pas à rattraper les dégâts. Mais la structure superficielle du sol s’est améliorée (remarquez, de la ou elle était partie, ça ne pouvait aller que mieux). Par contre, au delà d’un ou deux cm de profondeur, ça reste de la pierre, pas d'illusion.

L’eau de pluie est absorbée.
Le sol est couvert, favorisant ainsi le développement de la vie microbienne.



Bien sur, je pense que pour retrouver un sol "comme neuf", il me faudra des années (sans intervention humaine), au moins une ou deux. Peut-être même que le tassement ne sera jamais rectifié ?
Mais je suis convaincu qu’en plantant des espèces aux racines de plus en plus profondes, d’années en années, on arrivera vite à une exploitation.


lundi 30 juillet 2012

Accepter l’échec.

Dans notre monde de ouinneurs, l’échec est très mal vu. L’échec, c’est pour les faibles, seuls les bons réussissent.

Le Systema (art martial russe) m’a aidé à synthétiser mes idées sur l’échec, à bien l’apprécier comme mode de progression. Et à l’accepter comme inévitable.
Inévitable, pas définitif.

L’échec est tellement craint et redouté qu’on fait tout pour l’éviter. En effet, qui a envie de se vautrer ? D’ailleurs même quand on ne réussit pas, au moins on essaye que ce ne soit pas un échec. Un demi-succès, un quart de succès, même, semble toujours préférable.
On dépense tellement d’énergie à l’éviter qu’on fini par développer des stratégies complexes et couteuses au lieu d’aller au plus simple.

Dans un art martial (ou dans un combat), l’échec c’est par exemple, de se faire toucher. Et on en vient à craindre le coup de poing, à se focaliser dessus, comme si on était dans un film américain (ou le héros met ko. les méchants du premier coup de poing) au lieu et au détriment de se concentre sur l’après.
Je suis touché, je suis tombé, peut-être. Et après ? J’ai encore la force de me relever, de riposter.

Dans la vie, dans le survivalisme, l’échec est inévitable. Je me suis déjà trompé, et je vais encore me tromper, malgré le fait que je n’en ai absolument pas envie, malgré mes précautions, malgré mon entrainement.

Mais déjà, maintenant, je peux me permettre de me tromper. Je peux m’offrir le luxe d’être malade parce que j’ai mangé un truc que je n’aurai pas du, d’aller aux urgences parce que je suis entaillé, d’avoir des ampoules aux mains, ou de foirer une récolte.
Lors de l’effondrement de la normalité, ce ne sera plus le cas.

Plusieurs choses comptent.

- La première, c’est de ne pas se complaire dans l’échec. Echec, oui, médiocrité, non. On tombe, on se relève.

- Ensuite, c’est de toujours analyser pourquoi on s’est planté, comment faire, qu’est-ce qu’on aurait du faire (et est-on vraiment sur que de cette façon on aurait évité l’échec), bref mettre à profit cette expérience. Sinon, on est tombé pour rien. Et ça, ça n’est pas acceptable.

- Troisièmement, limiter la casse. Quand je suis bourré, j’ai appris à ne plus vomir sur mes pompes. Ca s’appelle l’habitude. Ca prend du temps. Et du savon. Quick feets are happy feets.
Quatrièmement, ne pas surestimer l’échec. C’est typiquement ce que font tous ceux qui ont peur de se lancer. En allant draguer une fille, par exemple.
"Et si elle me disait non ? Je ne crois pas que je pourrais le supporter"*.

- Cinquièmement, ne pas sous-estimer l’échec, au contraire. Accepter qu’une chose puisse aller mal, tomber en panne, se casser. Règle de la vie : si ça peut aller mal, ça ira mal. Ca force à se demander comment faire sans. Et comment la remplacer. Aussi appelé plan B.

- Sixièmement, l’échec force à l’humilité. Même si c’est temporaire, c’est déjà une très bonne chose.

Quoi que nous fassions, vous et moi allons nous en prendre dans la gueule.
Une fois, deux fois, cinq fois. Acceptez d’être touchés.


* Oui, il y a une refernce !!

Quelques erreurs.


C’était obligé, je savais que j’allais commettre quelques erreurs dés le début.
Bon, par fierté, j’ai bien tenté d’imaginer le plus de choses afin de les éviter. Je ne suis pas si con, quand-même. Je lis, je me renseigne, je suis abonné au blog de Volwest, je réfléchis, quoi…

Et bien, au final, si.
Même en sachant qu’il était urgent de ne surtout rien faire, de laisser pousser et de voir ce qui pousse, comment et ou.

Quelques exemples :

Ne pas avoir acheté ou planté assez.
J’ai surestimé mon jardin (d’Eden, forcément) et sa capacité à ce que tout y pousse et s’y développe à profusion. Des arbres qui poussent en une nuit, comme dans Totoro. Ainsi, selon mon planning, en plantant de la vigne le lundi, je pouvais espérer boire mon vin dans le week-end, nickel.
Résultat, j’ai planté timidement (un peu de ci, un peu de ça, toi, toi, toi aussi, et toi…) au lieu d’y aller un peu plus franchement, par 4, par 5, pour être bien sur qu’une espèce prenne et s’implante.

Ne pas avoir étiqueté et noté.
C’était tellement évident que l’oseille était la, l’épinard ici, et les capucines la bas. Et puis la menthe, franchement, faut être benêt pour ne pas la reconnaître.
Et ben je vous le donne en mille : quelques semaines de pluie et de soleil plus tard, mon jardin hippie prenait le dessus, de préférence à base d’orties et de ronces, et les évidences d’hier étaient d’un coup bien moins évidentes. Depuis, je fais un plan et j’étiquette même les cailloux.

Mais globalement, la plus grosse erreur consiste à ne pas avoir de plan précis. J’ai bien découpé l’espace en zones, en sachant plus ou moins ce qui allait s’y passer (potager, verger, herbularius, zone de vie, etc.). Mais pas quoi, ou, etc.
Même si pour le potager, ce n’est pas si grave, du fait de la rotation (que je vous conseille) chaque année. Il faut quand-même bien penser les passages (et en prévoir plusieurs) pour circuler, arroser, etc., l’exposition, et des tas d’autres choses.
En fait, même dans une "zone" (je ne suis pas sur que ce soit le bon terme), il y a des variations. Pensez à la France par exemple : c'est bien un pays, mais la Normandie ne ressemble pas au sud ouest, exactement comme lAlsace differe de la Côte d'Azur. Ben la c'est la même chose.

Et j’en passe. J’ai cependant limité assez la casse, dirait-on. Rien coupé de regrettable, rien de définitif, et même si quelques idées sont en conflit dans mon esprit, de nouvelles zones ont déjà vu le jour.
Et puis ce qu’il y a de bien avec la nature, c’est qu’elle est indulgente. Il y a souvent moyen de déterrer et de replanter ailleurs.