Je suis en train d’essayer de comprendre et d’apprivoiser les engrais verts.
Dans le cas de figure ci-dessous, j’utilise surtout la capacité à travailler le sol par le biais des racines. En gros, faire travailler la nature et ne pas se fatiguer.
L’idée est la suivante : des plantes appelées aussi plantes pionnières qui vont creuser le sol avec leurs racines. Une fois fauchées, les racines vont se faire grignoter par le sol et laisser la trace de leurs sillons.
Comme quand vous enfoncez vos doigts dans le sable et que vous les retirez ensuite.
J’ai récupéré sur mon terrain une partie assez endommagée, car les anciens habitants avaient des chevaux. C’était leur ring.
Du coup, sol très sec et surtout tassé.
Rien n’y poussait, et quand il pleuvait, il y avait des flaques pendant plusieurs jours. En outre, le sol à cet endroit est enfoncé de plusieurs cm comme on peut le voir.
Un fond d’herbe a été jeté, puis de la luzerne et de la bourache.
Comme il a bien plu cet été, ça a du favoriser l’expérience.
Ca c’était fin mai.
Depuis, j’ai tondu au moins trois fois.
Et voici ce matin.
Tout le long de l’été, j’ai vu la différence) grâce aux sondages que j’effectue. Bien sur, une saison ne suffit pas à rattraper les dégâts. Mais la structure superficielle du sol s’est améliorée (remarquez, de la ou elle était partie, ça ne pouvait aller que mieux). Par contre, au delà d’un ou deux cm de profondeur, ça reste de la pierre, pas d'illusion.
L’eau de pluie est absorbée.
Le sol est couvert, favorisant ainsi le développement de la vie microbienne.
Bien sur, je pense que pour retrouver un sol "comme neuf", il me faudra des années (sans intervention humaine), au moins une ou deux. Peut-être même que le tassement ne sera jamais rectifié ?
Mais je suis convaincu qu’en plantant des espèces aux racines de plus en plus profondes, d’années en années, on arrivera vite à une exploitation.





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