J’ai un peu la nausée, je viens de lire cet article de BHL.
Cette raclure d’éponge à nettoyer les bidets, qui a pourtant du sang sur les mains (mais pas le courage de faire quoi que ce soit de physique, juste d’envoyer les autres à sa place) y détaille les étapes de son plan jugé par son cerveau, imparable, pour rendre les gens plus heureux en Syrie.
Ce salaud travaille activement à la ruine d’un pays (un pays après une guerre sort toujours ruiné), la misère, la fabrication de veuves et d’orphelins. Il porte une coupe de champagne à ses lèvres, allongé sur son bain de soleil dans son rad de Djerba, et se relit. Il juge son style, essaye une phrase, puis une autre pour finalement revenir à la première.
Il travaille à sa légende. Tout le temps, jour et nuit.
Certains en se levant se demandent ce qu’ils peuvent faire pour Israël (beaucoup moins depuis une cellule de prison), Berni-les-mains-rouges se demande ce qu’il peut faire pour lui-même.
Israël n’est que son employeur.
Pendant ce temps la chez nous, les autres salauds relaient l’info et les cyniques cyniquent
On le sait bien que ce n’est pas pour la démocratie, mais il faut bien du pétrole. Il faut bien qu’on aille bosser.
Nos moteurs ne roulent plus à l’essence mais au sang. Admettons.
Il faudra peut-être un jour, tout comme on a l’empreinte écologique, avoir une « empreinte sanglante » sur ce que nous consommons.
Notre société est comme un train lancé à vive allure. Personne ne sait ou on va, tous croisent les doigts, et nul ne songe à tirer le signal d’alarme pour faire le point.
Des gens vont mourir pour que certains –certains, pas la majorité – s’en mette plein les poches. Et les cyniques trouvent ça normal et le justifient par le fait d'assurer leur train de vie, c’est à dire être esclaves d’un boulot et de dettes !!
Mais personne ne se pose de question sur la pertinence d’alimenter des moteurs avec de la décomposition de dinosaures, ressource limitée et dont le cours, forcément, atteint des sommets. Jusqu’au moment béni par les compagnies ou il y en aura tellement peu que ce seront-elles qui pourront librement fixer le prix.
On y viendra.
Personne ne songe à reclammer autre chose, un autre mode d’energie. On laisse tranquilement faire la science. Oh, un jour ça ira mieux.
La tète dans le guidon, occupés à ne pas se faire bouffer par un autre esclave, personne ne pense à remettre en cause ce vieux système du moteur à combustion au pétrole.
C’est plus facile de penser qu’il FAUT intervenir en Syrie.
En attendnat, des gens vont mourir parce qu’on est trop lâches pour se révolter.
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