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vendredi 26 octobre 2012

La tuile !

Une solution interressante pour faire pousser des carottes (et sans doute d'autres légumes racines).

Lier deux tuiles et former un "pot".


 La carotte semble etre un légume pénible, qui n'aime pas grand monde, parfois même pas elle-même.

Ainsi, elle est isolée. Et :
- La terre est plus chaude que dans le sol
- Pas de predateurs par en dessous.
- Peut-etre employé n'importe ou (y compris sur du béton ou des pierres)
- C'est decoratif
Et j'en passe...


Idée piquée dans un livre sur Orsan.

samedi 1 septembre 2012


Je suis actuellement la dedans :
Too Much Magic: Wishful Thinking, Technology, and the Fate of the Nation
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En un mot, c'est passionant !

"“Too Much Magic” is what Kunstler sees in the bright visions of a future world dreamed up by optimistic souls who believe technology will solve all our problems. Their visions remind him of the flying cars and robot maids that were the dominant images of the future in the 1950s. Kunstler’s image of the future is much more sober. With vision, clarity of thought, and a pragmatic worldview, Kunstler argues that the time for magical thinking and hoping for miracles is over, and the time to begin preparing for the long emergency has begun."
Il combat l'etat d'esprit qui pense qu'une solution (forcément magique) le plus souvent, scientifique nous sortira de l'impasse ou nous sommes. De préférence sans rien changer à nos habitudes.
- On va bien trouver une solution au probléme de l'energie (et du pétrole en particulier)
- On va bien trouver une solution pour rembourser tous ces emprunts d'etat et ces dettes.
- On va bin finir par sortir de la crise et il n'y aura pas de chaos ni de recession.
Etc.

Sur... "Quand on veut, on peut", n'est-ce pas ?

Je poste juste la premiere citation :

"Everybody's got a plan until they get punched in the mouth."
Mike Tyson
 
 

lundi 30 juillet 2012

Accepter l’échec.

Dans notre monde de ouinneurs, l’échec est très mal vu. L’échec, c’est pour les faibles, seuls les bons réussissent.

Le Systema (art martial russe) m’a aidé à synthétiser mes idées sur l’échec, à bien l’apprécier comme mode de progression. Et à l’accepter comme inévitable.
Inévitable, pas définitif.

L’échec est tellement craint et redouté qu’on fait tout pour l’éviter. En effet, qui a envie de se vautrer ? D’ailleurs même quand on ne réussit pas, au moins on essaye que ce ne soit pas un échec. Un demi-succès, un quart de succès, même, semble toujours préférable.
On dépense tellement d’énergie à l’éviter qu’on fini par développer des stratégies complexes et couteuses au lieu d’aller au plus simple.

Dans un art martial (ou dans un combat), l’échec c’est par exemple, de se faire toucher. Et on en vient à craindre le coup de poing, à se focaliser dessus, comme si on était dans un film américain (ou le héros met ko. les méchants du premier coup de poing) au lieu et au détriment de se concentre sur l’après.
Je suis touché, je suis tombé, peut-être. Et après ? J’ai encore la force de me relever, de riposter.

Dans la vie, dans le survivalisme, l’échec est inévitable. Je me suis déjà trompé, et je vais encore me tromper, malgré le fait que je n’en ai absolument pas envie, malgré mes précautions, malgré mon entrainement.

Mais déjà, maintenant, je peux me permettre de me tromper. Je peux m’offrir le luxe d’être malade parce que j’ai mangé un truc que je n’aurai pas du, d’aller aux urgences parce que je suis entaillé, d’avoir des ampoules aux mains, ou de foirer une récolte.
Lors de l’effondrement de la normalité, ce ne sera plus le cas.

Plusieurs choses comptent.

- La première, c’est de ne pas se complaire dans l’échec. Echec, oui, médiocrité, non. On tombe, on se relève.

- Ensuite, c’est de toujours analyser pourquoi on s’est planté, comment faire, qu’est-ce qu’on aurait du faire (et est-on vraiment sur que de cette façon on aurait évité l’échec), bref mettre à profit cette expérience. Sinon, on est tombé pour rien. Et ça, ça n’est pas acceptable.

- Troisièmement, limiter la casse. Quand je suis bourré, j’ai appris à ne plus vomir sur mes pompes. Ca s’appelle l’habitude. Ca prend du temps. Et du savon. Quick feets are happy feets.
Quatrièmement, ne pas surestimer l’échec. C’est typiquement ce que font tous ceux qui ont peur de se lancer. En allant draguer une fille, par exemple.
"Et si elle me disait non ? Je ne crois pas que je pourrais le supporter"*.

- Cinquièmement, ne pas sous-estimer l’échec, au contraire. Accepter qu’une chose puisse aller mal, tomber en panne, se casser. Règle de la vie : si ça peut aller mal, ça ira mal. Ca force à se demander comment faire sans. Et comment la remplacer. Aussi appelé plan B.

- Sixièmement, l’échec force à l’humilité. Même si c’est temporaire, c’est déjà une très bonne chose.

Quoi que nous fassions, vous et moi allons nous en prendre dans la gueule.
Une fois, deux fois, cinq fois. Acceptez d’être touchés.


* Oui, il y a une refernce !!